Rapport CNACG 2022

54 55 6.4.4. FOCUS SUR LES PRODUITS D’EXPLOITATION LES GRANDS PRODUITS D’EXPLOITATION DE L’EXERCICE 100 % 80% 60% 40% 20% 0% 2016 2017 2018 2019 2017 2018 2019 2020 2020 2021 Subventions d’exploitation Partenariats Droits TV et Marketing Recettes matchs Autres* 25% 5% 52% 11% 7% 24% 6% 51% 13% 7% 29% 5% 41% 15% 10% 32% 5% 40% 11% 12% 42% 5% 37% 5% 11% L’INTERVENTION DES COLLECTIVITÉS PUBLIQUES Ville Saison 9 254 489 € 9 418 047 € 8 511 153 € 7 003 736 € 7 674 777 € 8 745 378 € 8 888 968 € 9 179 149 € Métropole 5 634 765 € 5 170 477 € 6 972 211 € 5 887 373 € 5 822 475 € 6 130 330 € 7 076 930 € 6 877 130 € Département SUBVENTIONS D’EXPLOITATION 2 433 415 € 2 201 464 € 2 380 470 € 1 969 053 € 2 417 830 € 1 968 505 € 2 258 503 € 2 185 705 € Région 1 160 705 € 1 307 007 € 806 890 € 1 033 087 € 915 593 € 851 067 € 805 317 € 1 200 250 € TOTAL 18 483 374 € 18 096 995 € 18 670 724 € 15 893 249 € 16 830 675 € 17 695 280 € 19 029 718 € 19 442 234 € 2013/14 2014/15 2015/16 2016/17 2017/18 2018/19 2019/20 2020/21 Sont inclus dans ce focus : les subventions d’exploitation versées par les collectivités territoriales (villes, métropoles/agglomérations, départements et régions) aux groupements sportifs (associations et sociétés sportives) mais aussi l’achat de diverses prestations de communication (sponsoring) ou de places (avec ou sans prestations d’hospitalités). A l’issue de la saison 2020/2021, les interventions publiques ont atteint un total de 25.1 M€* (+ 1,4 M€). Leur montant moyen s’établit à 1.57 M€, soit un taux d’intervention (part des soutiens publics dans le total du budget des clubs) de 36 %. Les clubs connaissent des situations assez diverses. Hormis le cas du PSG qui ne perçoit quasiment aucun soutien public (0,3 % de son budget), le taux d’intervention publique varie entre 23 % et 75 % du budget des clubs. Le montant total de l’intervention publique s’étend, lui, de 37 K€ pour le PSG à 3 349 K€ pour Montpellier. 3 clubs présentent un taux d’intervention compris entre 0 % et 25 %. Il s’agit de Chambéry, Limoges et le PSG. 8 ont un taux compris entre 25 % et 50 % de leur budget : Aix-en-Provence, Cesson-Rennes, Chartres, Ivry, Montpellier, Nantes, Nîmes et Toulouse. Enfin, 5 clubs présentent un taux supérieur à 50 % : Créteil, Dunkerque, Istres, Saint-Raphaël et Tremblay-en-France. *À noter que le club de Toulouse a par ailleurs perçu deux subventions provenant de collectivités publiques (172 K€ du conseil départemental + 100 K€ de la marie de Toulouse). Celles-ci ont été comptabilisées comme des produits exceptionnels et non comme des subventions d’exploitation. Détail des subventions publiques par collectivité 10 000 000 9 000 000 8 000 000 7 000 000 6 000 000 5 000 000 4 000 000 3 000 000 2 000 000 1 000 000 0 Ville Métropole Département Région 2013 2014 2014 2015 2015 2016 2016 2017 2017 2018 2018 2019 2019 2020 2020 2021 Les subventions d’exploitation sont la principale source de soutien des collectivités territoriales (77 %). Leur montant s’est élevé à 19.4 M€ et représente 28 % du budget des clubs en moyenne. Selon les clubs, les montants perçus s’étalent de 47 K€ à 2 202 K€. Ce sont les villes qui subventionnent le plus (48 % des investissements totaux). (*) Les autres produits intègrent notamment les transferts de charges, les autres produits de gestion courante et les produits des activités annexes. Pour la saison 2020/2021, on constate une modification de la répartition des produits d’exploitation. En effet, si la part des droits TV/marketing (5 %) et des autres produits (11 %) n’a quasiment pas évolué, celle des subventions d’exploitation, des recettes matchs ainsi que des partenariats a sensiblement varié : l Représentant 42 % (+ 10 %) des produits d’exploitation pour un montant total de 24.8 M€ (+ 5.2 M€), les subventions d’exploitation constituent, pour cet exercice, la première source de revenus des clubs devant les partenariats. Ce changement est dû à la fois au soutien des collectivités, aux mesures déployées par l’état pour soutenir les clubs (fonds de solidarité ou encore le fonds de compensation des pertes de billetterie), à la baisse des recettes de partenariats et de billetterie. l Les partenariats (publics et privés) atteignent un montant total de 21.8 M€ (- 2.9 M€). Ils représentent 37 % des produits d’exploitation (- 3 %). Ce recul s’explique par le fait que les clubs ont été contraints d’organiser leurs rencontres, pendant la quasi-intégralité de la saison, à huis clos ou avec des jauges réduites, d’où leur impossibilité d’offrir à leurs partenaires les contreparties initialement prévues (cf. focus pages 56 et 59). l Les recettes matchs chutent également fortement passant de 11 % à 5 % des produits d’exploitation. En valeur absolue, elles passent de 6.5 M€ à 3.1 M€ (- 3.4 M€) pour les mêmes raisons que celle précédemment citées. Si leur part dans le budget n’évolue pas, les droits TV et marketing augmentent légèrement de + 0.4 M€ pour s’établir à 3.2 M€. Cette variation s’explique principalement par le fait que les droits TV et marketing perçus par les clubs européens augmentent significativement (+ 738 K€). En effet, les compétitions européennes n’avaient pas pu aller à leur terme lors de la saison 2019/2020. L’EHF a donc décidé d’organiser le Final Four de cette saison en décembre 2020, d’où un report des produits réalisés par les clubs concernés sur l’exercice 2020/2021. Enfin, les autres produits diminuent de 1.3 M€. Ce recul s’explique notamment par le fait que les clubs ont comptabilisé, en 2020/2021, des mesures Covid (notamment allocations d’activité partielle) en diminution des charges alors que ces dernières avaient été comptabilisées en produits en 2019/2020. Par ailleurs, les clubs n’ont pas eu à recourir à l’activité partielle dans les mêmes proportions que lors de la saison 2019/2020 car les joueurs et les entraîneurs de l’équipe première ont pu poursuivre la quasi-intégralité de leur activité tout au long de la saison.

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